Le 29 novembre, de 18 h à 20 h 30, aura lieu l’événement mensuel Immigrant Women Entrepreneurs.
Permettez-moi de commencer en vous disant à quel point je suis honorée de prendre la parole lors de cet événement, et à quel point je suis à la fois nerveuse et enthousiaste (ces deux émotions proviennent de la même zone de notre cerveau ; je passe donc de l’une à l’autre, pleinement consciente qu’elles sont, techniquement, chimiquement identiques).
La mission de cette organisation a été initiée par Karla Briones, une entrepreneure d’exception, et vise à représenter et à rassembler des femmes immigrantes qui sont des entrepreneures établies, en devenir ou aspirantes.
L’une des choses que j’ai le plus aimées en ayant participé à ces événements par le passé, c’est que, enfin, je m’y reconnais. Enfin, je m’identifie aux histoires racontées sur scène. Enfin, je m’identifie aux différents récits de personnes tournées vers la famille, animées par leur carrière et visionnaires, qui sont au cœur de ces rencontres. Enfin, je m’identifie au fait que, bien souvent, nous luttons avec tant de couches que nous n’en avons même pas pleinement conscience.

Je vais vous dévoiler ici un petit extrait de ma présentation et, bien entendu, je développerai lorsque je prendrai la parole. Il s’agit de cette idée :
Ni de aqui, ni de alla.
Ni d’ici, ni de là-bas.
C’est un dilemme que je vis en tant que femme née en Amérique du Sud, avec une apparence européenne. Quelle case dois-je cocher ? Lesquelles dois-je laisser vides ? Suis-je une minorité, est-ce que je prends la place de quelqu’un qui pourrait être une représentation meilleure, plus évidente, de cette caractéristique subjective ?
Vous voyez, sur le plan de la personnalité, je crois fermement être bien plus sud-américaine que canadienne. Mais l’observation numéro un que l’on me fait lorsque je dis que je suis péruvienne, c’est : « Oh, je ne l’aurais jamais deviné ! Vous ne ressemblez pas à une Péruvienne. » Et ces personnes ne veulent rien dire de mal ; elles ne se rendent simplement pas compte du bouillonnement déjà à l’œuvre dans mon chaudron du non-appartenance.
Cet événement donne du sens à la recette qui m’a façonnée en tant qu’être humain. Et j’espère que vous pourrez venir le vivre, vous aussi.
Voici le lien ; réservez votre place rapidement, car c’est complet chaque mois !
Au plaisir de vous y voir ; et si ce n’est pas possible, faites-le-moi savoir et je ferai de mon mieux pour vous partager quelques extraits de l’événement.
Hasta pronto,
Camila